« Et si j’allais à Lourdes ! »
- Donner un peu de mon temps et recevoir un sourire ou tellement plus.
- Offrir à des malades d’être « chouchoutés » par un entourage plus nombreux qu’à l’ordinaire
- Ressentir un bien-être dans ce magnifique sanctuaire, prier, chanter et trouver parfois une réponse
- Venir partager une aventure humaine qui laissera une trace dans ma vie
Viens nous rejoindre à l’ascension du 11 au 16 mai 2026
Claire Sonzogni, présidente de l’Hospitalité Franciscaine de Lourdes
Message du frère franciscain Dominique Joly, chapelle des Buis
Chers amis,
Chaque année, le pèlerinage franciscain de Lourdes a lieu lors de la semaine de l’Ascension. C’est un temps de fraternité et de convivialité, mais aussi de solidarité puisque nous accueillons des malades et des personnes handicapée, et enfin de prière et d’intériorité. De nombreux petits miracles s’y produisent chaque jour ; ils sont souvent invisibles puisqu’ils touchent le cœur, mais ils transforment durablement des personnes
qui portaient des poids très lourds sur leurs épaules depuis longtemps. Comme on a l’habitude de le dire : « on ne revient jamais de pèlerinage comme on en est parti ».
Nous vous invitons comme simples pèlerins. Mais nous avons aussi besoin de bénévoles pour la prise en charge des malades et handicapés: médecins, infirmières, aides-soignantes, brancardiers, pharmaciens, kinés, etc. Les personnes malades ou handicapées peuvent s’inscrire en relation avec les médecins et infirmières qui sont chargées de leur inscription.
Pour aller à Lourdes, le bus s’arrête à Besançon le dimanche soir 10 mai. Nous arrivons à destination le lundi matin. Nous commençons véritablement le pèlerinage le mardi matin. Il est souhaitable que les bénévoles qui accompagnent les malades viennent par ce moyen du bus pour être présents à ceux qui ont besoin d’eux lors du voyage. Les autres ont toujours la possibilité, s’ils le souhaitent, de venir à Lourdes par leurs propres moyens, comme le TGV.
Nous terminons le vendredi après-midi. Le bus repart le soir et arrive dans notre région samedi matin.
Si vous souhaitez vous inscrire, c’est facile comme vous le verrez en consultant le dépliant (rubrique « Évènement à venir prochainement ») ou en découvrant le site :
www.pelerinages-franciscains.com/lourdes.
Pour tout renseignement, vous pouvez me rappeler ou me laisser un mail.
Tout le monde ne peut pas se libérer pour plusieurs jours pour venir. Mais vous pouvez toujours en parler autour de vous. C’est un excellent moyen pour transmettre le virus franciscain à ceux qui ne sont pas encore touchés.
Et, comme vous le verrez, d’autres pèlerinages que Lourdes sont proposés, ce qui répondra peut-être à votre attente.
A bientôt, j’espère.
Quelques images du pèlerinage à Lourdes : 2025
Merveilleux moment !












Claire Sonzogni :
à Lourdes, SERVIR RAPPROCHE
Elle dit, en souriant, être passée « de lavandière à présidente ».
Pour Claire Sonzogni, Lourdes est un lieu où l’esprit franciscain
prend corps dans l’engagement auprès des personnes
malades et handicapées.
C’est l’un des quelques pèlerinages nationaux de Lourdes qui pourrait passer inaperçu à côté de celui du Rosaire – porté par les Dominicains – ou celui des Assomptionnistes chaque 15 août. Le pèlerinage franciscain de l’Ascension existe pourtant depuis plus de 75 ans ! En novembre 2025, Claire Sonzogni, 55 ans, a été élue présidente de l’Hospitalité franciscaine Notre-Dame de Lourdes.Organisation de laïcs au service des pèlerins malades, l’Hospitalité est historiquement liée au pèlerinage franciscain auquel participe, chaque année, une quinzaine de frères de la Province. « On accompagne environ 60 personnes malades et nous sommes 200 bénévoles appelés « brancardiers » et « hospitalières ». Mais il y a aussi des pèlerins qui viennent découvrir le sanctuaire avec un regard franciscain et on se retrouve vite à 350 », expose d’emblée Claire. « Mais, chaque année, nos bénévoles prennent une année de plus et la relève a du mal à venir même si quelques jeunes répondent présents », se réjouit celle qui n’entend pas baisser les bras. « Le binôme malade-brancardier est l’un des symboles les plus emblématiques du sanctuaire » et bien au-delà des aspects logistiques, s’il venait à s’éteindre, c’est Lourdes qui perdrait son âme et sa vocation première : accueillir et servir les plus fragiles.
L’ART DE TISSER DU LIEN
Survoler la vie professionnelle de Claire, c’est prendre conscience qu’elle a toujours vécu un flambeau à la main. Ingénieure agronome de formation, après quelques années pourtant épanouissantes dans l’industrie agro-alimentaire, elle fait le choix des petits agriculteurs « trop souvent laissés sur le carreau. Le jour où j’ai dit stop, je
suis partie dans un lycée agricole m’occuper de jeunes en apprentissage. » Ce souci de former et de faire grandir ne la quittera plus et elle continue aujourd’hui d’accompagner différentes structures et individus dans leur développement.
Ce qui la fait aussi vibrer c’est « son autre temps plein », ces dix-huit années en tant qu’élue locale, conseillère communautaire ou encore vice-présidente du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale. « Ce qui me passionne, c’est de faire converger des idées afin que des personnes s’engagent ensemble à préserver ce que nous avons en commun. » Claire est une femme de liens et de persévérance.
ESPRIT FRANCISCAIN
La première fois qu’elle est allée à Lourdes, il a cependant fallu insister, surtout quand on est encore en activité. C’est grâce à une amie, « Madame docteur » alias Élisabeth Vannelle, qu’elle se fait embarquer un désir de générosité au cœur. « Elle me connaissait bien, j’y suis allée une fois et j’y suis retournée tous les ans ! », s’exclame celle qui a redécouvert la foi catholique sur le tard et aime prier Marie sur sa moto.
Si elle a aujourd’hui sept pèlerinages à son actif, Claire a débuté dans les sous-sols de l’accueil Saint-Frai. « Je ne me sentais pas de laver des malades, comme beaucoup de gens
qui hésitent à venir d’ailleurs, et j’ai découvert qu’il y avait une multitude de missions selon les besoins et les capacités de chacun. » Elle se propose à la lingerie. « J’ai appris à connaître tous les malades par leur prénom car j’allais les voir dans leur chambre pour prendre discrètement leurs habits – après un « petit accident » – et les leur rapporter propres quelques heures plus tard. Cela a été ma manière de m’investir et, à mes yeux,
c’est purement franciscain. »
Il y a deux ans, elle a également assumé la mission de secrétaire du pèlerinage, courant derrière trombones, taie d’oreiller, goûter et papier W.-C ! Et elle énumère les nombreuses
autres missions en attente de bonnes volontés : « Aider aux repas ou à monter dans les voiturettes, préparer la liturgie ou tout simplement pousser la chansonnette ! » Claire, et
tant d’autres brancardiers avec elle, le clame haut et fort : « À Lourdes, tu crois que tu pars donner de ton temps, mais en fait, c’est toi qui reçois beaucoup. » En quelques jours à
peine, ce sont des liens forts qui se tissent et une source d’énergie pour toute une année.
SOLIDARITÉ AVEC LES PLUS FRAGILES
Alors là où certains pourraient regarder notre Église en se disant « que tout fout le camp », Claire invite à l’espérance et à « un engagement concret de quelques jours dont on
peut voir les fruits immédiatement. » Et elle compte bien en témoigner. C’est d’ailleurs ce qui l’habite en ce début de mandat, épaulée par Philippe Ducaté, président sortant qui
a accepté de rester en tant que secrétaire. « Crois-moi, tu ne vois pas cela partout. Quand on a été président, on s’en va avec les honneurs. Mais à l’Hospitalité, je sens cette responsabilité et fidélité de présence envers les plus fragiles. »
Avec les autres membres du directoire de l’Hospitalité, Claire compte bien tout entreprendre pour préserver l’existence du pèlerinage franciscain. Ce qui est en jeu ce n’est pas seulement la visibilité de ce dernier, mais ce qu’il permet de vivre.
« J’aurais pu partir à Lourdes avec un diocèse, mais je viens du scoutisme », me dit-elle en m’adressant un salut scout. « Ce signe c’est le pouce qui défend le petit doigt. Les Franciscains me rappellent cette solidarité avec les plus fragiles et c’est exactement ce que l’on vit à Lourdes », conclut-elle en invitant tout un chacun à oser cette aventure évangélique.
Le pèlerinage franciscain de l’Ascension est de ceux qui ne font pas de bruit, mais qui transforment en profondeur.
À bon entendeur !
Émilie REY
Avec l’aimable autorisation de la Revue « En frères » d’où est extrait cette interview (n° 28 février – mars – avril 2026)