Frère José Kohler nous partage son cheminement vocationnel habité d’un profond désir de relations.
Il est originaire de Haute Saône. Son père exerçait dans le domaine de la pisciculture non loin de Vesoul. Il a gardé cette fascination pour la nature, l’eau et les poissons.
D’une famille chrétienne, il a été marqué par la foi engagée de ses parents et par le prêtre de la paroisse. Il a eu très tôt le désir de devenir prêtre.
A 11 ans, il est entré en internat dans un collège à Besançon. À l’adolescence, il a senti la lourdeur de la foi liée à un carcan moral difficile à porter. La vocation de prêtre lui paraissait quelque chose d’ardu et il se disait « Le Seigneur aurait mieux fait d’en choisir un autre ! » Un peu plus tard, il rencontre les franciscains lors d’une retraite. Il les sentait libres et ouverts. Je crois qu’ils m’ont fait découvrir que l’Évangile est quelque chose de joyeux et de vivant, en nous témoignant que « la religion, c’est avant tout la rencontre avec Jésus », se souvient-il. Il a redécouvert la foi empreinte de liberté. Et a consolidé son désir de s’engager à la suite du Christ.
Après le bac, il demande à entrer au séminaire. Malgré les difficultés ressenties, il reste attiré par la vie fraternelle et l’expérience du regard confiant du Christ.
Après la deuxième année de séminaire, il écrit au Provincial des franciscains pour entrer dans l’Ordre. Ils étaient une quinzaine de jeunes au noviciat à Mâcon. À la fin de l’année, fr. José prononce son engagement pour trois ans puis est appelé au service militaire chez les chasseurs alpins. Ce fut une première occasion de témoigner discrètement de sa vocation de franciscain dans le monde.
À la fin de son service, il rentre à Metz où il rejoint d’autres frères en formation. Aujourd’hui, ce désir de relation continue de l’habiter : « Pour moi, cette ouverture à l’humanité que je vis chez les franciscains me paraît fondamentale. Car je crois qu’on ne peut pas parler de Dieu sans être en lien avec l’humanité. »
Il est passé dans plusieurs fraternités : à Epinal en HLM, très en lien avec les gens du quartier et au service de l’aumônerie des lycées; à la Chapelle des Buis comme maître des novices et aumônier des étudiants (une période bénie!), à Lyon-Villeurbanne au service du centre saint Bonaventure; à Strabourg spécialement attentif au mouvement des cadres chrétiens (MCC); à Brive la Gaillarde aux Grottes de saint Antoine pour accueillir les pélerins et accompagner les fraternités séculières; à Avignon au service des frères âgés. Il est alors revenu à Besançon dans sa région natale et heureux de retrouver certains de ses anciens étudiants. Il est très proche de la Fraternité séculière franciscaine, dont il a assuré pendant de longues années l’assistance nationale et où il a beaucoup appris au contact des laïcs et pu partager son amour pour saint François