Fr. François Comparat est arrivé à Besançon en septembre 2025.
Au départ,il ne connais qu’un seul devoir, c’est celui d’aimer. Mais il est tout autant attiré par les discussions à n’en plus finir sur les sensibilités culturelles étonnamment différentes. Il vit ces découvertes au sein d’un milieu qui le façonne : famille aimante, scouts et aumônerie du lycée Ampère de Lyon. Cependant cette vie ne le comble pas entièrement. De nombreuses discussions avec des amis tout comme la rencontre de la petite communauté de Taizé, dès 1962, l’amènent à se laisser habiter par la Parole de Dieu priée en français ! Il aime se retrouver en ce lieu où Jésus est à sa portée.
Peu à peu, il découvre que la chasteté se joue chaque jour dans la relation à la nourriture, les loisirs, les lectures, les amitiés, le téléphone, et permet de la vivre plus facilement dans le rapprochement amoureux, avec des jours difficiles et des jours plus faciles. Progressivement il apprend à pouvoir rester séduisant sans être séducteur, toujours amoureux mais moins conquérant, un peu plus libre. Plus heureux.
Depuis son plus jeune âge, il arpente les montagnes avec ses parents. La nature, l’alpinisme, comme la foi, l’amènent à se dépasser toujours plus. Il est attiré par la diplomatie, mais il découvre, quelques années plus tard, la réalité tragique de la Guerre froide et les défis du développement. Bref, un défi à relever dans un monde qui change : être ambassadeur de paix ? Oui mais pour qui ?
Il entre à l’université en 1964. Il y a encore peu d’étudiants dans ce monde sélectif aux codes bien typés. cependant, il est partagé entre l’appel d’une carrière honorable entourée de considération et une petite voix lancinante qui lui parle de vivre non enchaîné.
S’il n’est pas encore question d’engagement religieux, il opte pour une vie moins bourgeoise et davantage tournée vers les autres. Le mot à la mode « Tiers-Monde » l’entraîne dans une vie associative engagée, forcément un peu à contre-courant et balbutiante. Il participe avec plaisir à décrypter politiquement la crise de l’autorité, l’émancipation des femmes, la revendication d’un autre rapport au travail, la défense des travailleurs immigrés.
C’est à cette période qu’il découvre, grâce à de nombreuses lectures et de repas partagés avec de jeunes religieuses et religieux de différentes congrégations, à Lyon, la possibilité d’une vie missionnaire ici en France ou bien en outre-mer. Ces filles et ces garçons de son âge se préparent à vivre un engagement fort, l’inconnu comme pain quotidien, la confiance en Dieu et en l’homme comme seule certitude. Se présente à lui une vie religieuse qui ne lui demande pas de renoncer à ce qu’il est : libre, amoureux de la vie et des horizons lointains. Oui, c’est bien la forme de la vie religieuse qui l’a attiré en premier et c’est seulement deux ans plus tard qu’il lui donnera un parfum particulier en découvrant la spiritualité franciscaine, à l’image d’une fleur qui dégage un parfum qui lui est propre.
Frère François a vécu dans plusieurs fraternités : noviciat avec les capucins à Grenoble, Saint Laurent de Mure, Grambois, Avignon, Villeurbanne, Paris etc. Il a beaucoup enseigné la théologie dans différents séminaires ou autres institutions. Actuellement, il collabore dans l’équipe du catéchuménat du Diocèse de Besançon.